Les Canadiens vivent plus longtemps et cela change l’équation financière de la retraite

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Les Canadiens vivent plus longtemps et cela change l’équation financière de la retraite

Le Forum économique mondial suggère qu’aujourd’hui, les Canadiens survivront à leur épargne-retraite de plus de 10 ans

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Tout au long de notre carrière, nous rêvons tous parfois du jour de notre retraite et imaginons à quoi ressemblera notre vie à ce moment-là. Que nous parcourions le monde ou que nous passions du temps avec nos proches, la retraite – et avoir la possibilité de faire ce que nous voulons, quand nous voulons – est quelque chose que nous devrions pouvoir espérer.

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Bien qu’excitant, planifier la vie que nous aimerions mener peut être un processus intimidant. Quels que soient nos objectifs individuels, il existe de nombreuses variables à surmonter lors de la planification financière de l’avenir, telles que le passage des cheminements de carrière traditionnels à l’économie des petits boulots, l’accent mis sur la collecte d’expériences tout au long de la vie ou le mariage et la naissance d’enfants plus tard.

Déterminer quand « encaisser » suffisamment d’épargne pour durer et vivre confortablement jusqu’à la retraite n’est pas une tâche facile. Aujourd’hui, l’un des défis les plus exigeants qui est souvent laissé de côté dans la conversation est l’impact du changement de la durée de vie moyenne. Selon Statistique Canada, aujourd’hui, le Canadien moyen vivra jusqu’à 82 ans, et le nombre de centenaires — ceux qui atteignent l’âge de 100 ans — continue de croître.

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Avec une espérance de vie plus longue, il faut être plus attentif aux finances avant et après la retraite. Les Canadiens doivent travailler avec des conseillers financiers et/ou des employeurs pour établir un plan qui les équipe pour une situation financière saine à la retraite, tout en vivant confortablement tout au long de leur vie. Sans plan efficace, les individus courent le risque de vivre plus longtemps que leurs économies. Le Forum économique mondial laisse entendre qu’aujourd’hui, les Canadiens survivront à leur épargne-retraite de plus de 10 ans.

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Canadiens qui survivent à l’épargne-retraite

L’allongement de l’espérance de vie est la nouvelle réalité d’aujourd’hui et c’est une tendance qui devrait se poursuivre dans un proche avenir. Une étude récente menée par des chercheurs britanniques, publiée dans The Lancet, prévoit que les Canadiens nés en 2030 vivront plus longtemps que les générations précédentes; une fille née en 2030 devrait vivre jusqu’à 87 ans et un garçon jusqu’à 84 ans, contre 84 ans pour les femmes et 79 ans pour les hommes en 2010, respectivement.

Il y a déjà un décalage entre le montant que les Canadiens épargnent aujourd’hui et les finances nécessaires pour vivre la retraite dont on rêvait autrefois, en particulier si une personne prend une retraite anticipée. Même si un Canadien prend sa retraite à 65 ans – l’âge auquel une personne est admissible au Régime de pensions du Canada – et vit jusqu’à 90 ans, il devra effectivement vivre de ses économies pendant encore 25 ans de sa vie, une perspective à laquelle beaucoup ne sont pas préparés.

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Il est clair que le cycle de vie traditionnel et la définition de la réussite financière qui prévalaient pour la génération des baby-boomers ne s’appliquent plus, et nos conseils, notre approche, nos produits et notre éducation n’ont pas évolué assez rapidement vers cette nouvelle réalité.

L’image changeante de la retraite

Aujourd’hui, ce à quoi ressemble réellement la retraite est en train de changer. Quelle que soit la situation, que ce soit le résultat d’un besoin financier ou parce que les individus sont en meilleure santé plus tard dans la vie, la retraite progressive est une tendance croissante. De nombreux Canadiens qui approchent de la retraite choisissent de réduire leur charge de travail à un poste à temps partiel, de commencer à consulter ou de trouver un nouvel emploi avec moins de quarts de travail par semaine.

Par ailleurs, la nature linéaire de nos carrières est en train de changer. De plus en plus de Canadiens choisissent de prendre plus de congés au cours de leur carrière — ou entre deux changements de carrière — pour passer du temps avec leur famille, voyager ou poursuivre d’autres intérêts. Bien que cela puisse constituer un défi pour l’épargne-retraite, cela peut également alléger la pression sur la retraite anticipée.

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Une technologie d’écart peut combler

Au Canada, l’une des principales raisons pour lesquelles nous constatons des problèmes de littératie financière est le manque d’outils à la disposition des individus pour gérer leurs finances.

Nous utilisons l’automatisation dans de nombreux autres domaines de notre vie quotidienne pour améliorer notre expérience (par exemple, le GPS pour naviguer dans nos voyages), mais nous ne disposons pas des mêmes options pour les décisions financières. Il y a aujourd’hui un accent considérable sur l’automatisation de la prise de décision pendant que nous épargnons pendant les phases d’accumulation, avec moins d’accent sur la période de décaissement – ou comment l’épargne est utilisée pendant la retraite.

Le Canada a beaucoup à apprendre des autres pays qui utilisent efficacement la collecte avancée de données pour aider les individus à prendre des décisions financières plus judicieuses. Au Royaume-Uni, certains employeurs autorisent désormais leurs employés à souscrire à des options d’épargne salariale qui ajustent automatiquement le montant ou la destination de leur épargne en fonction du choix des individus. Grâce à cette option, les employeurs sont en mesure de mieux soutenir leurs employés grâce à des messages ciblés et à une éducation financière à la demande, adaptés à l’étape de la vie de chaque individu.

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Au Canada, certaines organisations commencent à envisager des outils de modélisation du mode de vie et des investissements qui offrent un soutien impartial autour de la tolérance d’un individu, tout en proposant un plan d’action fiscalement avantageux, comme le choix d’options de placement avec des frais d’intérêt moins élevés. Bien qu’il s’agisse d’un pas dans la bonne direction, il existe une lacune dans les outils disponibles au grand public qui fournissent un soutien personnalisé et fondé sur des données pour les besoins financiers d’un individu.

Il est clair qu’il n’y a pas de solution simple à l’épargne-retraite, cependant, une chose est sûre, c’est que la conduite du changement nécessite une demande accrue. Pour gérer leurs finances avec succès, les individus doivent comprendre les options de décaissement qui s’offrent à eux, comment leur argent est distribué et ce qu’il advient de leur épargne lorsqu’ils prennent leur retraite. Si les Canadiens communiquent collectivement ces besoins, nous ferons un pas de plus vers la littératie financière pour tous.

Kate MacDonald est vice-présidente principale et chef de la région de l’Ontario et Philip Mullen est vice-président et chef des solutions de retraite pour l’Ouest canadien chez Morneau Shepell.

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