Les Canadiens trouvent que la retraite n’est pas tout ce qu’elle prétend être : sondage

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Les Canadiens trouvent que la retraite n’est pas tout ce qu’elle prétend être : sondage

La Sun Life constate que 23 % des retraités décrivent leur style de vie après l’emploi comme frugal

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Près de trois retraités sur quatre (72 %) affirment que la retraite n’est pas ce à quoi ils s’attendaient — et pas dans le bon sens, selon un nouveau sondage de la Financière Sun Life Inc. publié mardi.

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Le Baromètre Sun Life 2019, basé sur un sondage en ligne Ipsos, a révélé que de nombreux Canadiens ne semblent pas prêts financièrement pour la retraite, 23 % des retraités décrivant leur mode de vie comme frugal qui implique « de suivre un budget strict et de s’abstenir de de dépenser de l’argent pour des articles non essentiels.

Si cela ne vous semble pas très amusant, envisagez l’alternative la plus sombre : près de la moitié des travailleurs canadiens (44 pour cent) s’attendent à être encore employés à temps plein à 66 ans. Parmi les retraités « frugaux » qui travaillent encore après la traditionnelle à l’âge de la retraite, 65 pour cent disent que c’est parce qu’ils ont besoin de travailler pour l’argent plutôt que parce qu’ils en profitent.

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Tout cela semble être une réponse rationnelle à la crainte de longue date que les retraités manquent d’argent bien avant d’être à court de vie. Quarante-sept pour cent de la population active croient qu’il existe un « risque sérieux qu’ils survivent à leur épargne-retraite », la Sun Life ayant constaté que trois travailleurs canadiens sur quatre n’ont pas de plan financier.

Il s’agit de la deuxième année du sondage, mais l’édition de cette année met davantage l’accent sur les retraités, a déclaré le président de Sun Life Canada, Jacques Goulet, lors d’une entrevue. Il n’a pas non plus été surpris par les résultats, qui étaient basés sur un sondage mené auprès de 2 151 Canadiens actifs âgés de 20 à 64 ans et de 750 retraités âgés de 55 à 80 ans.

L’enquête semble également refléter l’état actuel des pensions et de l’épargne-retraite dans ce pays. Il existe depuis longtemps un fossé énorme et croissant entre la préparation à la retraite des quelques privilégiés bénéficiant de régimes de retraite à prestations déterminées indexés sur l’inflation (généralement les fonctionnaires, les syndiqués et les politiciens) et les nombreux membres du secteur privé qui n’ont pas de tels régimes.

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Ces derniers doivent épargner et investir dans des régimes de retraite à cotisations déterminées (CD) d’employeur, des REER collectifs ou des REER individuels. Comme le dit Goulet, les employeurs « délèguent la responsabilité sur les épaules des individus » en obligeant en fait les employés « à souscrire au risque de longévité ».

“Mais atteindre la sécurité financière n’est pas une tâche facile”, a ajouté Goulet.

Les employeurs obligent en effet les employés à «prendre en charge le risque de longévité»

Jacques Goulet, président de la Sun Life Canada

Avec des taux d’intérêt à des niveaux minuscules et bloqués à « plus bas pendant plus longtemps », ce dernier groupe est obligé de prendre plus de risques boursiers et les angoisses qui en découlent. Ajoutez à cela une longévité croissante et il n’est pas étonnant qu’une réponse courante soit de travailler plus longtemps et d’être économe, car ces facteurs sont sous votre contrôle personnel.

Les Canadiens laissent sur la table jusqu’à 4 milliards de dollars d’économies en ne profitant pas de « l’argent gratuit » disponible avec les employeurs correspondant aux cotisations à CD (souvent 50 cents supplémentaires pour chaque dollar investi), a déclaré Goulet.

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Pire encore, il existe un troisième groupe de Canadiens totalement non préparés qui n’ont ni retraite d’employeur ni épargne dans des REER ou des CELI. Ils n’auront guère plus que des programmes gouvernementaux, comme le RPC et la SV, disponibles dès l’âge de 60 et 65 ans respectivement, mais dans ces cas, ils feraient mieux de reporter les prestations jusqu’à 70 ans et de continuer à travailler et à épargner (au moins dans CELI.)

C’est un groupe que l’enquête essayait d’atteindre, a déclaré Goulet – les « 47 % (qui) courent un risque sérieux », dont beaucoup ne comprennent pas le concept d’espérance de vie et sous-estiment la complexité de la tâche.

« Pour la plupart des Canadiens, la gestion des finances au jour le jour est déjà assez difficile, sans parler de se soucier de la planification et de l’épargne pour l’avenir », a déclaré Goulet.

En ce qui concerne le remède, la Sun Life exhorte les personnes non préparées à rechercher des conseils financiers personnalisés « holistiques », à utiliser ces dollars de contrepartie gratuits s’ils le peuvent, et à établir un budget et une planification dans la mesure du possible afin de transformer « les petits pas en grands sauts ».

Jonathan Chevreau est le fondateur du Financial Independence Hub, auteur de Findependence Day et co-auteur de Victory Lap Retirement. Il peut être contacté à [email protected]


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